Cette fiche rappelle que l’action publique gouvernementale intervient de manière programmatique, ce qui crée des silos. Le financement par projet risque de dénaturer l’action collective et peut freiner les élans lorsqu’il arrive à sa fin.
De plus, la collaboration intersectorielle et certains enjeux exigent la multiplication des ministères impliqués, par exemple, pour les questions de main-d’œuvre et de logement. On observe ainsi un paradoxe entre l'action intersectorielle déployée sur les territoires et l'approche sectorielle au niveau provincial. Différentes avenues sont identifiées pour remédier à la situation, notamment la mise sur pied d’un secrétariat au développement des communautés.
Par ailleurs, bien que le développement des communautés vise des changements systémiques, il n’est pas toujours l’acteur le mieux placé pour intervenir sur certains dossiers. Par exemple, les questions de logement ou de contrôle des armes à feu exigent la participation de la santé publique, du palier municipal, des forces policières ou du système scolaire. Les incohérences dans le découpage territorial peuvent d'ailleurs entraver leur participation.
Enfin, une diversification des revenus municipaux pourrait permettre au développement des communautés de varier ses propres sources de financement.
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