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Crise sociales et enjeux de justice, Pratiques et professions du développement des communautés, Transition sociale et écologique

Oser, résister, réinventer et se donner les moyens : retour sur la conférence internationale et le forum ouvert

2 mars 2026

Avant de commencer, pour les références, voici la programmation des évènements avec une liste des personnes qui ont nourri de leurs savoirs les différentes activités de ces trois jours. Puis une note résumé écrite par ma collègue Violaine.

Dans le texte qui suit, je vous présente un collage personnel de phrases et d’images récoltées tout au long des activités du Forum Ouvert et de la Conférence internationale, issues d’une diversité de personnes qui ont pris la parole de différentes manières (slam, animation, conférence, présentation, échange, prise de parole, tour de table, etc).

‘’Be punk’’. Hope punk.

"La fin du monde est déjà arrivée plusieurs fois, et pourtant nous voilà".

‘’L'inaction a un prix que payent les plus modestes’’.

‘’There is a crack in everything, that is how the light gets in’’. Leonard Cohen

 

Oser

Face à la polycrise, les vents changent de tous bords, tous côtés.

Oser ensemble pour contrer le désespoir et la paralysie.

Oser l'espoir, la résistance et se réinventer.

Oser écouter.

Oser changer nos pratiques et faire autrement - s'asseoir dans la forêt, ralentir pour s'écouter, apprendre à se connaître, faire de la place.

Oser ressentir les crises dans son corps, dans sa vie, dans sa communauté, dans les territoires.

Oser la reconnection au vivant, au territoire, au corps-territoire.

Oser dire non aux oppressions du colonialisme, du capitalisme et du patriarcat.

Oser remettre en question nos modèles de consommation et de production.

Oser remettre en question nos modèles de collaboration et de financement aussi.

Oser imaginer et rêver d'autres rêves de futurs et de sociétés possibles au-delà du patriarcat, du capitalisme et du colonialisme qui nous sont comme une deuxième peau. Comment faire, surtout en l'absence des communautés autochtones et des peuples migrants du Sud?

Oser se raconter des récits sur ces mondes qu'on voudrait voir émerger.

Oser essayer de les mettre en route.

Oser déconstruire, construire, reconstruire mondes et pratiques.

Oser aller vers les "pas pareils". Se parler, cohabiter et faire ensemble entre pas pareils. Les pas pareils, les pas égaux.

Oser se mettre d’accord même dans le désaccord, collaborer dans le dissensus, résister à la polarisation.

Oser l'inconfort et le flou.

Oser la peur de déranger et celle de décevoir.

Oser aller plus loin.

Oser l’action collective, l’action autour du territoire, l’action tout court.

Oser prendre des risques, l'audace.

Oser le partage des responsabilités et la mutualisation des ressources.

Oser prendre le pouvoir.

Oser activer nos privilèges.

Oser perdre des privilèges.

Oser se concerter dans nos territoires, dans l’unicité de chacun des territoires et dans une diversité et convergence des tactiques.

Oser l’autonomie. Vouloir choisir nos modes de vie ensemble. Vouloir la capacité de décider des sujets qui nous intéressent et affectent collectivement.

Oser une transition, déjà en cours, au quotidien et qui soit démocratique, égalitaire, soutenable, créative et inventive avec, au centre, la justice sociale et écologique.

Ensemble.

 

Se donner les moyens

Être vocal.e sur nos positionnements et prendre parole dans l'espace public

Être des facilitateur.rice.s de projets, de rêves, de messages politiques et rassembleurs

  • pas des porteurs de voix ou de vision, mais écouter, consulter, faciliter afin de rendre les communautés autonomes et pérennes.
  • Développer et nourrir le leadership autour d'une vision cohérente et concertée, autour de laquelle aligner notre capacité d'agir.

S’entendre sur le point de départ et le point d'arrivée et lâcher prise sur les moyens de s'y rendre, sur les différents chemins et récits qui peuvent être empruntés pour y arriver.

Comprendre l'importance des récits et reprendre le pouvoir sur les récits qu'on se raconte.

Se rappeler et se raconter nos mémoires:

  • Les pratiques locales et citoyennes
  • Les luttes historiques et les luttes en cours, ici et partout
  • Les histoires de nos grands-mères

Financer en soutenant les communautés et les territoires dans leurs propres trajectoires de changement et de transformation.

Changer la temporalité: ancrer les mémoires, voir comment la transition est déjà en cours (par petits pas, pas à pas), ralentir et retisser nos liens, sortir de la linéarité, rêver autrement et mieux.

Tisser des liens entre les mondes. Sortir d’une vision égocentrée et anthropocentrée du territoire, du monde, du bien-être et du vivre-ensemble.

Faire écosystème: tisser des liens entre nous, hors de l’entre-soi, avec le corps-territoire.

Se re-sensibiliser au vivant et à notre interconnection avec le vivant et la Vie.

Ramener le politique et l’économique ensemble, l’affect et le domestique aussi. Le territoire et la politique de proximité et du quotidien.

Prendre soin de soi, de sa communauté, du vivant en tissant des liens.

 

Sortir de la peur de la fin du monde

La fin du monde est déjà arrivée plusieurs fois. Par exemple, il y a 500 ans, avec la colonisation. Et, même s’il manque beaucoup trop d’individus et de forêts à l’appel, et malgré les saccages, les génocides et les blessures profondes, ces peuples ont résisté et ils sont encore là. Le territoire est encore là.

 

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